Episode - Saison 1

Episode 16 – Tim Burton et 3 bières

Au menu aujourd’hui, on aurait pu évoquer…

 

  • La saga Jason Bourne : car niveau mémoire, il y aurait de quoi dire sur cette saa avec Matt Damon au centre mais seulement avec une image qui tremble comme dans La Mémoire dans la Peau !
  • Memento : le thriller de Christopher Nolan où le personnage principal ne sait même pas où il a foutu son PQ 15 mn plus tôt…
  • Matrix : Faut bien suivre le Lapin Blanc, non ?!
  • Alice aux Pays des Merveilles : Ca serait assez évident pour le Lapin Blanc, j’avoue. Et en fait, on n’est pas très loin…
  • Blue Beetle : Je pourrais aussi vous causer de Dan Garett, Ted Kord et de Jaimie, les 3 incarnations successives du héros de chez DC Comics qui va avoir droit à son film l’an prochain !

Mais au final, la dernière bière a donné un énorme indice. Ce qui sera au menu ce soir, c’est : TIM BURTON !

 

L’histoire de la bière et sa brasserie

Sujet bière approfondi : brasserie, bière, style, etc (+ interventions des autres participants, improvisées ou non, pour plus de vie)

Alors on va parler de chacune de ces bières et de leur brasserie, et on va commencer par nos amis anglais de chez Odyssey Brew avec cette superbe canette représentant des squelettes qui est une IPA titrant à 6.5%.

Odyssey Brew est une brasserie familiale établie dans les domaines ruraux du Herefordshire en 2014. La brasserie est située dans un bâtiment vieux de près de 400 ans et celle-ci s’est spécialisée essentiellement sur les bières bien houblonnées et les stouts avec parfois une petite barley wine par-ci par-là.

Seconde bière du jour, la très connue White Rabbit de chez Sainte Cru, brasserie quasi institutionnelle de la scène craft actuelle, venue tout droit de Colmar. Fondée en 2007 par une bande de potes scotché par leurs premières IPA qui leur ont ouvert les portes du monde merveilleux de la bière artisanale! Après une ascension fulgurante, la brasserie déménage en 2013 et brasse à coup de 4000 litres par brassins pour un volume estimé à 7000 hl pour cette année!

Sainte Cru c’est une brasserie originale aux références contemporaines et pop culture pour un résultat toujours équilibré et des recettes toujours originales! On peut citer la Orange mécanique, la série des Big data, la tempête du désert, les séries des Mr Green, purple, red et yellow avec des petits télétubbies, la série des fake news, leurs série d’Imperial Stout (noix de coco, noisette, banane etc…) et beaucoup beaucoup d’autres! Et pour nous accompagner aujourd’hui on va parler de la White Rabbit, une classique de leur gamme, une petite bière blanche assez aromatique et houblonnée qu’on découvrira ensemble tout à l’heure! 

Enfin, troisième et dernière bière, la Beetle Juice de chez Hoppy Road, brasserie bien connue de tous les beer geeks située dans le 54 à Maxéville près de Nancy. C’est une brasserie fondée en 2017 par deux copains, Lucas et Julien qui suivaient tout deux une formation en microbiologie et brassage à l’institut de la brasserie et la malterie) qui avaient participé à un concours de brassage amateur au fameux festival Paris Beer Week. Leur création a eu la quasi unanimité, et face au succès de leurs créations, ils décident alors de s’associer à un troisième larron, Charles, pour fonder Hoppy Road! 

La brasserie a un design toujours particulier, de belles étiquettes très travaillées dont une d’entre elle sera le sujet d’une émission, la Hazy Rider, mais on peut aussi imaginer un jour vous parler de la 1984 et donc du roman du même nom! 

On est donc ici sur une jolie Black IPA avec des symboles égyptiens sur l’étiquette nous rappelant qu’on aurait aussi pu parler de la Momie avec Brendan Fraser et ses fameux scarabés, mais avec un tel nom, on a eu envie de prononcer 3 fois le nom de cette bière et se poiler un bon coup avec le zombie à rayure incarné par Michael Keaton! 

 

Plat du jour : TIM BURTON

Aussi bizarre que cela puisse paraître, Tim Burton est un pur produit de la Californie. Ok, ok il n’est pas le prototype de la carte postale de la West Coast mais il a vécu son enfance à Burbank même s’il n’a pas le bronzage de Ken et Barbie. Il a surtout squatté les salles obscures à l’époque et préférait largement les films de monstres en tout genre aux plages.

Autre élément peu prévisible, c’est qu’il a démarré dans l’industrie en bossant dans l’animation chez Disney ! Il a bossé sur Taram et le Chaudron Magique où, en effet, on peut reconnaître certaines de ses préoccupations horrifiques mais aussi sur… Rox et Rouky. En réalité, Burton n’aimait pas vraiment ce job mais ça lui a permis, en remportant un concours, en 1982 de sortir son premier court-métrage Vincent avec une de ses idoles Vincent Price, une des gueules des films de la Hammer, comme narrateur. 

Il continue chez Disney jusqu’en 1985 où il les quitte après avoir essuyé un refus de leur part pour placer son autre court-métrage Frankenweenie en avant-programme de Pinocchio. Warner à la recherche d’un “yes-man” facile à gérer l’embauche pour un premier long-métrage : Pee Wee Big Adventure avec Paul Reubens où il rencontrera son compositeur fétiche : Danny Elfman. Le succès est là mais pendant 3 ans, Tim Burton esquivera les propositions de suites et de comédies douteuses. Mais en 1988, il arrive enfin à placer un projet qu’il a écrit lui-même : Beetle Juice !

C’est en effet avec Beetle Juice que Tim Burton obtient son premier gros succès avec un box office de 73 millions de dollars et même un Oscar pour ses maquillages. Ca raconte l’histoire de 2 jeunes mariés fraîchement décédés qui engagent un “bio-exorciste” pour faire fuir les nouveaux occupants de leur maison qu’ils hantent. On y retrouve un casting assez connu avec Michael Keaton, Alec Baldwin, Geena Davis et la toute jeune Winona Ryder. Mais on aurait pu avoir Sammy Davis Jr à la place de Keaton ou encore Drew Barrymore ou Alyssa Milano dans le rôle de Lydia à la place de Ryder. Et il finira 10e au box-office US cet année-là et convaincra Warner de lui confier son projet suivant.

Et pas des moindres ! Car en 1989, avec Jack Nicholson et Kim Basinger à l’affiche, mais également avec à nouveau dans le rôle titre Michael Keaton, sort Batman ! L’adaptation du comic-book créé 50 ans plus tôt par Bob Kane et Bill Finger ! Une fois encore Danny Elfman s’occupe de la musique mais le chanteur Prince composera également plusieurs chansons pour le film : on se souvient de la fameuse Batdance… Le pitch reste ultra-connu : le jeune milliardaire Bruce Wayne est témoin de l’assassinat de ses parents enfants dans une rue de Gotham City. Et cela le pousse à se déguiser en homme chauve-souris une fois adulte pour lutter contre le crime. Et dans ce film là, il s’opposera au clown du crime : le Joker ! Petite anecdote pour ceux qui ne l’avaient pas reconnu, le procureur Harvey Dent dans ce film est interprété par Billy Dee Williams (oui Lando) alors que c’est Tommy Lee Jones qui l’interprètera dans Batman Forever. Il sera à l’époque le 5e film le plus rentable de tous les temps (35 millions de budget pour 411 millions de dollars de box-office !).

En 1990, Tim Burton sort un film plus intimiste chez 20th Century Fox : Edward aux Mains d’Argent où il retrouve Winona Ryder en plus du compositeur Danny Elfman. Le rôle-titre est confié à Johnny Depp avec lequel Burton travaille à plusieurs reprises. Ce film lance à la fois la carrière de Depp au cinéma alors qu’il n’est que le “jeune premier” de la série 21 Jump Street comme il ancre le cinéma de Tim Burton dans le gothique. On y découvre Edward personnage créé par un inventeur qui laissera son œuvre inachevée à sa mort car le jeune Edward a ses mains composées de ciseaux. Edward finit par rejoindre une famille ordinaire mais sa différence fait peur et son amourette avec le personnage de Winona Ryder tournera court quand il sera obligé de partir s’exiler. Cette fable remporte à nouveau un joli succès en se révélant être 18e au box-office mondial cette année-là.

Retour à Gotham City en 1992 pour Batman Le Défi où le justicier masqué se retrouve confronté à Catwoman interprétée par Michelle Pfeiffer et à Danny DeVito dans le rôle du Pingouin. Burton a les mains libres pour cet opus, surtout grâce au succès d’Edward. Et il verse dans une noirceur qui lui vaudra pas mal de courriers de la parents qui le jugeront trop effrayant pour leurs enfants.

L’année suivante, il travaille sur le film d’Harry Selick, un film d’animation image par image basé sur un poème écrit par Burton à l’époque où il bossait encore pour Disney. De ce fait, Disney était propriétaire de ce poème grâce à une clause un peu vicieuse du contrat signé par Burton en 1979. Ce film c’est L’Étrange Noël de Mr Jack. Le budget est minimal pour un Disney (18 millions) mais le long-métrage mêlant l’esprit d’Halloween à celui de Noël reste un beau succès. Pour l’anecdote, le film est ressorti en 3D en 2006 aux USA et l’année suivante en France. Jusque là rien d’original mais à cette occasion les chansons du film ont été remasterisées et réinterprétées par des artistes comme Marilyn Manson, Fall out boy, The All American Rejects ou encore Marianne Faithfull…

En 1994, Tim Burton réalise un biopic. Et pas des moindres : sur le réalisateur surnommé après sa mort “le plus mauvais réalisateur de tous les temps” ! Ed Wood raconte la vie de ce réalisateur notamment à l’époque du tournage de son Plan 9 from Outer Space où il côtoie l’acteur Bela Lugosi. Wood est joué par Johnny Depp et Lugosi par Martin Landau, acteur des séries Mission Impossible et Cosmos 1999. Film tourné en noir et blanc, très spécifique dans son sujet : ce sera le 1e échec commercial du réalisateur.

On continue sur un autre projet se rappelant aux années 50. Basé sur une série de cartes à collectionner qui s’inspire de la Guerre des Mondes d’HG Wells, Tim Burton se lance dans un film volontairement ringard, loin de son esprit gothique habituel, bien plus coloré. Ce film ne remporte pas un bien meilleur succès que son prédécesseur : en effet, malgré son casting 5 étoiles, Mars Attacks! fera pâle figure face au concurrent Independance Day. Et pourtant, entre Jack Nicholson, Glenn Close, Danny DeVito, Martin Short, Sarah Jessica Parker, Michael J Fox ou encore Pierce Brosnan, il y avait de quoi faire ! Et je ne parle pas des autres apparitions comme Tom Jones, Natalie Portman, Christina Applegate, Pam Grier ou encore Jack Black.

Burton bossera ensuite pendant toute l’année 1997 sur un projet qui n’aboutira pas : son Superman avec Nicholas Cage (qui a dit “ouf” ?). En 1999, il retrouve Johnny Depp à nouveau dans le rôle principal de Sleepy Hollow où il joue un inspecteur de New York venu élucider une série de meurtre dans le village de Sleepy Hollow commis par un cavalier sans tête mystérieux. Ce qui devait être un petit slasher sans prétention au démarrage du projet en 1993 s’est un peu transformé une fois que Paramount l’a mis dans les mains de Burton. Ce film avec Christina Ricci, Christopher Walken, Michael Gambon et l’oublié Casper Van Dien (Car oui, Dumbledore vous parlera plus que Johnny Rico) et écrit par Andrew Kevin Walker, l’auteur de Se7en, connaîtra un beau succès à la fois critique et public.

En 2001, Tim accepte de réaliser un remake de la Planète des Singes où il rencontre sa future compagne Helena Bonham Carter. L’histoire raconte l’arrivée en 2029 de l’astronaute Leo Davidson, joué par Mark Wahlberg, sur une planète inconnue, où il se verra capturer par des singes évolués. Le héros de la saga de film d’origine Charlton Heston y fera d’ailleurs une apparition. Bref, si la thématique de l’esclavage n’est pas la plus connue chez Burton, celle de l’étranger l’est un peu plus. Et cela sera un succès public mais pas vraiment chez les critiques.

Enchaînant entre 2000 et 2003 le décès de ses 2 parents et la naissance de son fils, la Columbia le contacte pour réaliser Big Fish qui traite exactement de ce que vit le réalisateur à ce moment-là : un homme qui va devenir père au même moment qu’il perd le sien. On y retrouvera bien sûr des têtes connues des films de Burton comme Helena Bonham Carter ou Danny DeVito mais le rôle principal est dévolu à Ewan McGregor. Burton joue la partition du conte et de l’imaginaire plus que celle du gothique dans ce film-là avant de concrétiser en 2005 un vieux projet pour le réalisateur : Charlie et la Chocolaterie.

Charlie et la Chocolaterie, c’est l’adaptation du roman pour enfants publié en 1964 par Roald Dahl, l’auteur britannique de James et la Pêche Géante, de Matilda et du Bon Gros Géant. Ici, on oublie le gothique et on vire au coloré. On retrouve à nouveau Johnny Depp en Willy Wonka, facétieux patron d’une chocolaterie extraordinaire qui a glissé ses fameux golden tickets (ce n’est pas sale) pour que des enfants viennent visiter son usine. L’enfant que l’on suit principalement est interprété par Freddie Highmore, le Norman Bates de la série Bates Motel ou le “Good Doctor” dans la série éponyme. A vrai dire le projet était dans la tête du réalisateur depuis les années 80, mais Roald Dahl ne voulait pas en entendre parler à cause de l’adaptation précédente de 1971 par Mel Stuart qu’il avait détesté. Mais forcément la mort de l’auteur en 1990 a réouvert certaines portes…

La même année, c’est au tour du film d’animation Les Noces Funèbres de sortir dans les salles obscures. On y retrouve au doublage et en inspiration pour le design des personnages les collaborateurs les plus réguliers du réalisateur : Johnny Depp bien sûr, Helena Bonham Carter, Christopher Lee, etc… D’ailleurs ces derniers étaient déjà dans Charlie et La Chocolaterie aussi. Pratique non ? Si vous ne vous souvenez pas du pitch, alors qu’en réalité tout est dans le titre, Les Noces Funèbres raconte les mésaventures au XIXe siècle de Victor promis à Victoria mais qui se retrouve par un concours de circonstances fiancé au cadavre d’une mariée, Emily. Et malgré un monde des morts plutôt exubérant, Victor ne peut se résoudre à oublier Victoria.

Comme dans le reste de la filmo de Burton, on notera dans ces 2 films de 2005 de nombreuses références à des influences du réalisateur. Dans Charlie et La Chocolaterie, on identifie dans les danses des Oompas Loompas des séquences inspirées de Men in Black (Sonnefeld), du Bal des Sirènes (George Sidney), 2001 L’Odyssée de l’Espace (Kubrick) ou encore Psychose (Hitchcock). Et dans Les Noces Funèbres, on retrouve carrément certains plans du Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene de 1919. 

En 2007 aux USA et en janvier 2008 en France, Burton revient au film live gothique qui le caractérise le plus jusque là en remplaçant Sam Mendes sur le projet Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street dont les rôles principaux sont attribués à… Johnny Depp et Helena Bonham Carter bien sûr ! Il s’agit cette fois-ci d’un film musical adaptant une comédie musicale de 1979 de Stephen Sondheim où ce fameux barbier londonien assassine ses clients tandis que sa complice Mme Lovett se sert des cadavres pour alimenter ses tourtes à la viande… Si ce film a plu à la critique, le public l’a plutôt boudé.

Et là on attaque ensuite la descente aux enfers ! Burton qui a sans doute une revanche à prendre sur ses années Disney retourne sous leur bannière pour réaliser en 2010 Alice au Pays des Merveilles. Si le coloré avait réussi au réal sur Charlie et la Chocolaterie, là on vire au criard et si le cast est assez fourni (avec en plus du traditionnel Johnny Depp en chapelier fou et d’Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, Michael Sheen, Christopher Lee, Stephen Fry et Alan Rickman…), ça surjoue au point d’être épuisant. Et je ne parle même pas de la conversion 3D de l’époque qui n’était pas vraiment au point et qui donnait mal à la tête. Et enfin, en partant sur une suite à l’histoire de Lewis Caroll, il perd aussi un peu le spectateur (enfin surtout moi) surtout en ne maîtrisant pas vraiment son récit. C’est pourtant à ce jour le film à plus gros budget réalisé par Burton (200 millions de $) et son plus gros box-office monde (1.024 millions de $).

Il enchaîne en 2012 avec un retour au gothique avec l’adaptation d’une vieille série télé d’ABC intitulée Dark Shadows qui avait duré de 1966 à 1971 et qui raconte la vie de la famille Collins qui vit dans une sinistre demeure et dont l’un des membres n’est autre que le vampire Barnabas. Et c’est sûr qu’avec 1245 épisodes de 23 minutes d’un soap-opéra gothique, il y avait sans doute matière à faire un film. Et oui, il y a toujours Johnny Depp et Helena Bonham Carter dans cette adaptation ! Mais on y ajoute Michelle Pfeiffer et surtout une petite nouvelle dans le Burton-verse : Eva Green. Le film ne satisfera là encore pas la critique. Et pour le coup le public non plus. Perso, je ne m’en souviens guère à part un gag sur McDo que je vous laisse découvrir.

Retour à l’animation toujours en 2012 avec Frankenweenie, qui reprend en version long-métrage le fameux court-métrage du réalisateur qui lui avait valu de se barrer de Disney dans les années 80. Et le comble c’est que c’est chez Disney qui va le produire en plus ! Ça raconte l’histoire du jeune Victor Frankenstein et de son chien Sparky. Ce dernier meurt écrasé par une voiture après avoir tenté de récupérer la balle au cours d’un match de base-ball. Victor, comme tout bon Frankenstein, va tenter de lui redonner vie à l’aide de la fée électricité. Du pur gothique / mélancolique comme sait si bien le faire Burton quoi.

Plus anecdotique, en 2012 toujours, Tim Burton réalisera le clip de Here with Me, chanson du groupe The Killers plus connu pour les titres Mr Brightside et Somebody Told Me, où il retrouvera Winona Ryder. Ce n’est pas son premier clip car il avait réalisé celui de Bones du même groupe en 2006 et celui de Predictable de Good Charlotte en 2004.

En 2014, changement de registre complet avec Big Eyes qui est inspiré d’une histoire vraie : À la fin des années 1950 et au début des années 1960, le peintre Walter Keane connaît un succès phénoménal et révolutionne le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. Mais la surprenante et choquante vérité finit cependant par éclater : ces toiles ont été peintes par sa femme Margaret ! Deuxième biopic du réal après Ed Wood, d’ailleurs écrit par les mêmes scénaristes Scott Alexander (Larry Flint, Man on The Moon, Dolomite is My Name) et Larry Karaszewski (ceci n’est pas un titre de film mais un rédacteur qui trouve très drôle de forcer les gens à prononcer des noms avec trop de consonnes) mais ici point de noir et blanc bien léché mais une esthétique de film plutôt classique. Cette impression de classicisme étant renforcée par l’usage de caméra numérique au lieu de 35 mm sans doute pour des raisons budgétaires. Autre chose surprenante, le casting est assez original pour un Burton avec aucune des têtes habituelles mais un duo Christopher Waltz / Amy Adams dans le rôle du couple d’artistes.

Il s’avère que Big Eyes sera le pire démarrage en salles en 20 ans pour un Burton à l’époque : le genre du biopic ne lui réussit pas vu que le précédent loupé était… Ed Wood ! Et à la fin de l’année 2014, il se séparera également de la mère de ses enfants, Helena Bonham Carter. 

En 2016, il s’attaque à nouveau à une adaptation de livre avec le roman à succès du romancier Ransom Riggs, Miss Peregrine et Les Enfants Particuliers (vrai succès littéraire qui a connu pas moins de 6 suites) où le jeune Jacob, endeuillé, va être confié à Miss Peregrine (qu’interprète Eva Green) qui s’occupe en effet d’enfants “particuliers” sur une île pour reconnaître les lieux évoqués par son grand-père et tourner la page. Il s’avère que toute cette équipée se retrouve prisonnière d’une boucle temporelle. On est un peu à mi-chemin entre Alice aux Pays des Merveilles et La Famille Addams, mais qui manque un peu d’affect.

Dernière sortie en date, on est à nouveau chez Disney avec l’adaptation live de Dumbo en 2019 qui reprend sans reprendre le 4e long métrage d’animation de 1941. Eva Green est à nouveau à l’affiche ici avec Michael Keaton, Danny DeVito (4e film avec le réal pour ces 2 là) et enfin Colin Farrell. Le film a au final peu de rapport avec le film d’origine car il se centrera plus sur le cast humain que sur l’éléphant mais les freaks du monde du cirque comme le discours (un peu limite il faut l’avouer) du patron du cirque qui dit que du moment que l’on peut exprimer son art qu’importe d’où vient le fric font vraiment se dire que le projet a bien été approprié par le réalisateur.

En cette année 2022, Tim Burton devrait réaliser une série TV ! Pour Netflix ! Intitulée Wednesday, elle traitera de la fille de la Famille Addams, comic book de Charles Addams qui a inspiré la série télé des années 60 qui a elle même inspiré les films de Barry Sonnenfeld qui a également laissé place à des films d’animation 3D récemment pour le ciné. Le style de Burton semble bien coller avec le projet, par contre celui du showrunner rattaché à la série Alfred Gough est plus intrigant car il était aux manettes de Smallville. Mais bon quand on sait que le showrunner de la série The Boys sur Amazon Prime, Eric Kripke, a bossé auparavant pendant 14 ans sur Supernatural, tous les espoirs restent permis !

Greg The Beer Lantern
Marseillais amateur de bières, je vais vous faire découvrir cette boisson à travers son histoire, des dossiers, de l'actu et enfin des tests de bières diverses et variées! https://thebeerlantern.com
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