Episode - Saison 1

6ème épisode! On va parler de Pierce Brosnan avec une Pils Brosnan de Sudden Death Brewing!

Aujourd’hui notre bière ne fait pas référence à un art narratif précis mais à un acteur, la Pils Brosman! Une bière de la brasserie Sudden Death Brewing, au logo équivoque vu le nom, le masque de hockey de Jason du vendredi 13. 

Forcément, avec un tel nom, c’était facile pour nous de choisir un thème, et au lieu de parler d’un art narratif précis, nous avons décidé de vous parler de l’acteur Pierce Brosnan.

Nous aurions pu vous parler de Mrs Doubtfire où il joue un méchant pas si méchant que cela au final, du Pic de Dante où il sauve une ville d’un volcan avec Linda « Sarah Connor » Hamilton, ou encore l’inoubliable Thomas Crown et bien d’autres, mais au final c’est  à travers 3 autres de ses oeuvres que nous allons parler de ce bon vieux Pierce : Remington Steel, Goldeneye et enfin pour la déconne : Mamma Mia!

Avant de parler de Pierce Brosnan, parlons de la brasserie Sudden Death!

La brasserie Sudden Death est devenue assez réputée en France, bien que ses références ne soient pas disponibles à foison, on en trouve çà et là dans les rayons des cavistes selon les arrivages. 

La brasserie c’est pop culture, rock and roll et films de peur! Alors du coup, oui, le masque de hockey, le nom “sudden death” : on peut se dire qu’on a des geeks du film d’horreur face à nous et bien pas vraiment en fait! On est en Allemagne, à Timmendorfer Strand, une ville où le hockey est un sport très prisé et nos deux amis Oliver et Ricky se sont lancé dans l’aventure brassicole en alliant tout ce qu’ils aiment, la bière, le hockey, le rock (métal) et la pop culture! 

Leur passion pour le hockey leur a permis de voyager souvent aux USA, en particulier à Boston où officie leur équipe favorite : les Bruins de Boston. Sur place, ils se rendent compte de la diversité des bières là-bas, et de fait, s’aperçoivent que les bières en Allemagne sont devenues bien ennuyeuses à cause de la loi allemande sur la pureté, sur laquelle on va revenir juste après. 

 

Les deux créateurs Photo : https://hhopcast.de/

 

Là, Oliver et Ricky découvrent les IPA en tout genre, les bières à la courge, les bières de Noel etc…. et ils comprennent vite que s’ils veulent boire ces bières, mieux vaut les fabriquer soi-même, car en Allemagne la bière reste encore très institutionnalisée et règlementée malgré quelques brasseries telles que Crew Republic, Fraugrubeer etc… 

Nos compères, une fois rentrés au bercail, décident de monter une brasserie, sur le modèle du Gypsy brewer. Les recettes se font sur des Homebrew kit comme des grainfather, ceux avec lesquels on peut brasser chez soi (et qu’on utilise au Biere Academy à Marseille pour les cours de brassage). Une fois la recette validée, la production se fait chez d’autres brasseries qui leur prête le matériel! 

Si vous voulez en savoir plus sur le Gypsy Brewing évoqué dans l’émission, c’est par ici :

Gyspsy Brewers : vraies brasseries ou simples brasseurs?

 

Et pour la loi de pureté Allemande, c’est par ici également :

La loi de la pureté de la bière allemande

Source : https://www.hopfenhelden.de/

 

Pierce Brosnan, qui c’est ?

C’est un irlandais, abandonné quelques mois après sa naissance par son père, qui voulait après ses études devenir illustrateur… Finalement, à ses 16 ans, il est repéré par un agent de cirque alors… qu’il crachait du feu dans la rue ! Il suit ensuite pendant 3 ans une formation d’acteur au London’s Drama Center. Et c’est son diplôme en poche qu’en 1975 il monte réellement sur les planches mais ce n’est qu’en 1980 qu’il se retrouve face à un caméra pour de courtes apparitions dans des films ou des séries britanniques. Il traversera l’Atlantique pour connaître un joli succès aux Etats-Unis dans la mini-série The Manions of America (Adieu Irlande en VF) où il partage l’affiche avec Kate Mulgrew (Captain Janeway dans Star Trek Voyager et “Red” dans Orange is the New Black). Mais c’est en 1982 qu’il trouve le rôle qui le popularise aux USA…

 

Quand tu réussis enfin ta carrière avec une bonne bière (et Robin Williams en femme derrière toi bien vnr)

 

Les Enquêtes de Remington Steele

Sur NBC pendant 4 saisons (et demi) de 1982 à 1987 et dès 1983 dans Dimanche “Sous vos applaudissements” Martin sur Antenne 2, je n’ai réellement découvert cette série que lors d’une rediffusion estivale sur France 3 les après-midis. Laura Holt y est détective privé mais on est dans les années 80, et pire encore que durant ce début de millénaire, être une femme lui ferme des portes et plus précisément des clients. Maline, pour pallier à cela, elle s’invente un patron qui s’appelle, je vous le donne en 1000… Remington Steele. Un charmant voleur se retrouve par hasard à endosser cette identité et va finir par s’associer avec l’enquêtrice.

Evidemment, le duo homme-femme d’un enquêteur et d’un partenaire exubérant qui dans la vraie vie n’aurait rien à faire là, c’est assez éculé de nos jours : Castle (écrivain), Hannibal (psy), The Mentalist (mentaliste), etc mais il faut se dire que c’était très innovant à l’époque ! Et le “vont ils finir ensemble” à rebondissements, popularisé dans la série Clair de Lune avec Bruce Willis et Cybill Shepherd, n’était pas si courant que ça non plus à l’époque ! Clair de Lune ne démarrera que 3 ans plus tard sur ABC en 1985… Enfin, au début des années 80, la frontière était beaucoup plus nette entre les séries de 20-30 mn plutôt humoristiques et celles de 52 mn dramatiques et Les Enquêtes de Remington Steele inaugura également le mélange des genres en insufflant de l’humour au milieu d’enquêtes policières.

En gros, cette série finalement assez méconnue en France était avant-gardiste sur pas mal de points ! Malheureusement de nos jours il est toujours difficile de la visionner : pas disponible en streaming et avec un simple coffret DVD de la saison 1 sorti il y a quelques années en France, ce n’est pas la panacée ! Surtout pour un héros qui a mis en échec… l’agent 007 !

 

 

Bond… James Bond (ou presque)

Le saviez vous ? L’histoire aurait pu tourner court et on a failli ne pas avoir droit à Pierce Brosnan en James Bond et cela à cause de Remington Steele ! Car avant d’être taxé de 1er non-anglais à interpréter 007 (enfin c’est un irlandais naturalisé américain tout de même), Pierce Brosnan a connu quelques déboires. En effet, en 1986 Roger Moore cesse d’interpréter James Bond et Timothy Dalton a refusé par 3 fois le rôle en 1967, 1969 et 1980. 

Albert Broccoli, célèbre détenteur de la licence, se souvient alors du mari de Cassandra Harris, actrice qui jouait dans Rien que pour vos yeux, qui n’était autre que Pierce Brosnan bien entendu. Sa série Remington Steele vient d’être arrêtée par NBC au terme de 4 saisons, éclipsée par Rick Hunter, et donc c’est le moment parfait pour l’acteur pour passer sur le grand écran, surtout dans un rôle aussi prestigieux. Manque de bol, NBC renouvelle in-extremis la série et d’un côté, Broccoli ne veut pas d’un Bond dont l’interprète serait identifié comme un autre héros de série télé et de l’autre NBC rappelle également les termes du contrat exclusif qui lient Brosnan à sa série. Pierce Brosnan rempilera donc pour une très courte 5e saison de 4 téléfilms… Et Timothy Dalton trouvera enfin du temps pour jouer 007 pour 2 films (Tuer n’est pas jouer et Permis de Tuer) avant que les affres des litiges juridiques ne mettent en sommeil la licence pendant 6 ans.

 

Quoi? James Bond? Hold my beer!

 

007 x 4 = Pierce

Pierce Brosnan interprète au final par 4 fois le rôle de James Bond, espion britannique créé par le journaliste (et ex-espion) Ian Fleming en 1952 durant ses vacances en Jamaïque dans sa propriété nommée… Goldeneye ! Depuis ses débuts au cinéma en 1962 avec James Bond contre le Dr No, le rôle aura été interprété avant Brosnan par Sean Connery tout d’abord à 7 reprises, puis George Lazenby (1 fois dans Au Service Secret de sa Majesté en 1969), Roger Moore (plus léger et auréolé du succès de la série Le Saint – 7 fois), Timothy Dalton (2 fois entre 1987 et 1989) puis après lui plus récemment par Daniel Craig. 

Je parle ici des acteurs faisant partie du “canon” de EON Productions car un Casino Royale américanisé était sorti à la télévision américaine dès 1954 avec Barry Nelson en 007 et David Niven avait aussi interprété l’espion dans un autre Casino Royale plus parodique en 1967.

Mais revenons à notre bon Pierce qui apparaîtra successivement dans GoldenEye (1995), Demain ne Meurt Jamais (1997), Le Monde Ne Suffit Pas (1999) et enfin Meurs un Autre Jour (2002). A noter que peu ou prou, ces 4 films seront globalement des succès financiers en quadruplant à minima au box-office mondial le budget de départ.

GoldenEye sort après 6 ans d’absence dûs à des problèmes juridiques sur la licence et c’est aussi le 1e a être réalisé après la chute de l’URSS. Le film parle du MI-6 qui lutte contre un syndicat de crime voulant utiliser un satellite contre Londres pour créer une crise financière globale. Outre Pierce Brosnan, Judy Dench endosse le rôle de M la supérieure de 007 au MI-6 et on retrouve au casting Sean Bean (je vous laisse deviner son destin) et pour interpréter les personnages féminins la suédo-polonaise Izabella Scorupco et Famke Janssen (X-Men). On y navigue entre Angleterre et Russie (avec un passage à Monaco quand même). On notera enfin que la chanson-thème interprétée par Tina Turner a été écrite par Bono et The Edge de U2. Le film est par ailleurs réalisé par Martin Campbell (qui reviendra pour Casino Royale avec Craig) à qui l’on doit Le Masque de Zorro, Vertical Limit et… hum… Green Lantern.

 

 

Ce sera Roger Spottiswoode (oui, le même qui a réalisé Turner and Hooch et Arrête ou ma Mère va tirer) qui réalisera le suivant Tomorrow Never Dies / Demain ne meurt jamais, le 18e film de la saga officielle qui sera dédié à Albert R. Broccoli producteur des 16 premiers décédé en 1996. Ici le méchant tourne autour de la Chine avec la création d’un incident diplomatique en mer de Chine avec un navire britannique coulé et un avion chinois détruit. Pour les fameuses James Bond-girls, on retrouve Michelle Yeoh et Teri Hatcher, tandis que l’antagoniste principal est joué par Jonathan Pryce (Le Grand Moineau de Game of Thrones). Pour l’anecdote, apparaît pour un petit rôle Julian Fellowes dans ce film. Le thème-titre est ici interprété par Sheryl Crow mais perdra toutes ses possibles distinctions face à… Céline Dion!

Pour le suivant, Le Monde ne suffit pas, c’est Michael Apted qui s’y colle. Michael Apted est notamment connu pour avoir réalisé Gorilles dans La Brume (1988) avec Sigourney Weaver ou Nell (1994) avec Jodie Foster, ou plus récemment le 3e opus de la saga Narnia. Il était président de la Director’s Guild of America de 2003 à 2009, le syndicat professionnel des réalisateurs aux USA qui impose notamment à ses membres la règle “1 film 1 réalisateur”, et est décédé tout début 2021. Ici un magnat du pétrole est assassiné par un terroriste russe interprété par Robert Carlyle (The Full Monty, Stargate Universe) et Bond est chargé de l’enquête et de protéger la fille de ce magnat nommé Elektra. Niveau James Bond-girl du coup, Sophie Marceau sera la fameuse Elektra et on retrouvera également Denise Richards à l’affiche en physicienne nucléaire. En ce qui concerne le “lore” de James Bond, Q, le fameux accessoiriste des gadgets du héros, jusque-là interprété par Desmond Llewelyn depuis le 2e James Bond, laisse place à R joué par JC(MP).

Enfin le dernier, c’est Meurs un Autre Jour (le 20e Bond au compteur sorti pour les 40 ans de la franchise en 2002) réalisé par Lee Tamahori, réal néo-zélandais, avec au casting Halle Berry (X-Men, Catwoman…), Rosamund Pike (Gone Girl) et Toby Stephens (Black Sails, Perdus dans l’Espace et la mini-série And Then There were None de 2015). La partie musicale c’est Madonna qui s’y colle et on se retrouve cette fois-ci à élucider le mystère d’un traître qui a dénoncé Bond lors d’une mission en Corée du Nord et qui a poussé également le MI-6 à lâcher 007 qui va enquêter par lui-même jusqu’à déjouer les plans du méchant qui prévoyait d’utiliser un “rayon de la Mort”… Film pas hyper-mémorable mais contenant une tonne de références/easter eggs aux 19 films précédents (à travers des répliques identiques, des gadgets déjà préalablement utilisés ou encore des titres d’autres films notés sur un CD ou autre).

 

 

Après Bond, Abba plus rien ?

Je parlais au début de cette époque James Bond que les films de la saga quadruplaient en général en box-office le budget de film. Mais connaissez vous le film dans lequel Pierce Brosnan a joué en 2008, où il n’est honnêtement pour rien dans son succès, et qui a multiplié par 12 son budget de 52 millions de dollars pour totaliser un box-office mondial de 615,7 millions de dollars pour devenir le 2e film musical le plus rentable ever au USA ? Oui, je l’ai dit en début d’émission, c’est Mamma Mia !

 

Ouais je fais des comédies musicales et alors?

 

A l’origine c’est une comédie musicale suédoise montée par Benny Andersson et Bjorn Ulvaeus, anciens membres du groupe suédois ABBA, qui reprend grosso modo la même intrigue que le film : cela raconte l’histoire de Sophie Sheridan et de sa mère, Donna. Sophie est sur le point de se marier dans un village grecque et souhaite que son père l’accompagne à l’autel ; seulement, elle ignore lequel des trois anciens amants de sa mère est son véritable père. Elle a fait un énorme succès et a multiplié les représentations que cela soit dans le West End de Londres ou à Broadway (9e comédie musicale la plus jouée là-bas). Elle est mise en scène par la britannique Phyllida Lloyd.

C’est cette même Phyllida Lloyd qui s’occupera de la réalisation du film Mamma Mia ! en 2008 (et de sa suite Mamma Mia ! Here we go again en 2018). Rien de bien connu de sa part en termes de filmographie ciné surtout que le seul autre film réalisé entre les 2 Mamma Mia, c’est La Dame de Fer, biopic sur Margaret Thatcher, interprétée par Meryl Streep.

D’ailleurs Meryl Streep est présente dans Mamma Mia dans le rôle de Donna, Amanda Seyfried dans le rôle de Sophie et Pierce Brosnan dans le rôle de Sam, mais également de Christine Baranski (The Good Fight), Dominic Cooper (Preacher), Colin Firth, Stellan Skarsgård (Thor) et Julie Walters (Harry Potter – la mère de Ron, Billy Elliot – prof de danse). On retrouve bien évidemment de nombreux titres de ABBA dans le film et Pierce Brosnan participe notamment à 6 titres : Our last summer, Voulez Vous, SOS, I do I do I do I do I do, When all is said and done et enfin Waterloo sur (spoiler !) le générique de fin. Et il faut noter qu’à chaque fois, il chante… assez faux !

 

Ca mousse?

 

De même si le film est, avouons-le, un guilty pleasure pour son envolée musicale très… ABBA où on s’amuse. C’est un tantinet kitsch, coloré et joyeux, etc. Mais c’est loin d’être un chef-d’œuvre et cela n’enrichit pas vraiment la filmo de notre ami Pierce ! A tel point qu’il a néanmoins lui-même gagné une récompense pour ce film en 2009… un Razzie Award du Pire second rôle masculin !

Evidemment, cela n’entache pas pour nous la classe de l’acteur ni la sympathie que l’on peut avoir pour ce bon vieux Pierce Brosnan mais ça révèle son don pour s’adapter à la fois à différents styles de film jusqu’à inspirer le nom d’une bière !

 

 

Pour aller plus loin

Greg The Beer Lantern
Marseillais amateur de bières, je vais vous faire découvrir cette boisson à travers son histoire, des dossiers, de l'actu et enfin des tests de bières diverses et variées! https://thebeerlantern.com
https://www.thebeerlantern.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.