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Episode 13 – Rambo et Chocostress (Piggy Brewing Company)

 

Au menu aujourd’hui, on aurait pu évoquer…

 

  • LES 3 PETITS COCHONS : le conte britannique du 18e siecle qui a donné lieu à un cartoon assez connu par Walt Disney en 1933 où un “grand méchant loup” souffle sur les maisons des différents cochons, qui n’ont pas pris le même maître d’oeuvre car les matériaux employés étaient très différents.
  • PORKY PIG : le cochon des dessins-animés Warner, les Looney Tunes avec Bugs Bunny, Daffy Duck, etc avec un certain tic de langage.
  • Pour le Choco de Choco Stress, il y aurait aussi le Lapin de Paques, comme vu entre autres dans le film d’animation LES 5 LEGENDES (et ça serait presque d’actu au vu de la date d’enregistrement de cet épisode)
  • PREDATOR : mitraillette / jungle, manque plus qu’Arnold pour que le tableau soit complet…

Mais au final ce qui sera au menu ce soir, c’est une autre star des actioners des années 80, Sylvester Stallone avec : RAMBO

 

L’histoire de la bière et sa brasserie

Donc on va aller en Lorraine, retrouver 4 amis (dont 2 frères) : Lorenzo, Pierrot, Thibaut et Romain, qui ont lancé leur brasserie en 2009. Je les avais rencontré par hasard lors d’une des éditions du PBC à Marseille, et depuis ils ont littéralement explosés et sont parmi les brasseries les plus prisées de France. 

Alors le nom Piggy c’est un délire de cette bande de joyeux lurons, le Pig Spirit! C’est en gros le reflet des traits de caractères des gorets : être épicurien, pas se prendre la tête et boire des coups sans se prendre au sérieux. 

Au départ c’est Pierrot et Romain qui brassent chez eux, dès 2009, et c’est après un grand nombre d’années à brasser en autodidacte qu’ils vont se professionnaliser en 2016. Un laps de temps assez long en comparaison d’autres brasseries, mais qui explique leur savoir faire aussi. Ils sont rejoints rapidement par Lorenzo et Thibault Gamba, deux frères dont Thibault est chef étoile du restaurant La Table à Lille. 

Ils sortiront leurs premiers brassins des cuves de l’IFBM, l’institut français des boissons de la brasserie et de la malterie, puis ensuite ils feront du gypsy (on en a parlé souvenez-vous), chez Hoppy Road.

Actuellement, nos 4 compères se sont installés à Liverdun, dans le 54, dans une installation toute neuve de 1800 hectolitres et 1300m² là ou était l’entrepôt d’une société appelée “les madeleines de Liverdun”

La gamme est très variée, beaucoup de canettes, quelques bouteilles, essentiellement des houblonnées mais ensuite une gamme de Stout assez sympa et costauds, dont notre bière du jour, la Choco Stress! On aurait aussi pu vous proposer la Monstruous Fat Pig Stout qui arbore un cochon stylé Rambo également et qui a été élue en 2018 meilleure bière française sur le site Ratebeer et au top 3 des bières de Untappd la même année. 

Pour l’anecdote, Thibault Gamba, a été le parrain du festival de Lyon cette année, et on en reparle en seconde partie! 

 

 

Plat du jour : RAMBO

J’avoue que je suis passé à côté de quelques grandes « licences » cinématographiques des années 80 dont Rambo faisait partie jusqu’en 2020. Enfin, ce ne sont généralement pas de séries de films très marketées comme de nos jours dont je parle. Aujourd’hui, on a les films de super-héros, les blockbusters à épisodes ou les trilogies pensées à l’origine comme des produits cinématographiques sérialisés. Il s’agissait alors plutôt de succès commerciaux entraînant des suites pour surfer sur la vague. Bref, on parle d’une époque où les producteurs et le marketing en voulaient déjà pour leur argent mais ne dictaient pas encore autant les modalités de la créativité scénaristique.

Mais revenons-en à notre sujet ! Le film Rambo découle d’un roman, First Blood, publié par un professeur de l’université de l’Iowa, David Morrell, en 1972. Ce dernier reviendra plus tard sur le personnage de Rambo en écrivant les novélisations des deux films suivants mettant en scène John Rambo. Celui-ci est un vétéran de la Guerre du Vietnam rendant visite à un ancien compagnon d’armes dans une petite ville, ironiquement nommée Hope (Espoir dans la langue de Shakespeare). Malheureusement, il apprend à son arrivée que son ami est décédé.

Avant de quitter le coin, John cherche à déjeuner avant de se faire arrêter par le shérif local Will Teasle pour vagabondage. Maltraité à son arrivée en cellule par des policiers trop zélés, il va devenir fou furieux en se remémorant à cause de cela ce qu’il a vécu pendant la guerre et va réussir à s’enfuir avant de se faire traquer par la police, la garde nationale et même son ancien mentor à l’armée : le Colonel Trautman…

Si aujourd’hui dans nos esprits et à l’écran, Sylvester Stallone est Rambo, il n’était néanmoins pas le premier choix, loin s’en faut ! Dustin Hoffman, Al Pacino, Steve McQueen, Clint Eastwood, Robert De Niro et même Terence Hill (!) entre autres ont refusé le rôle d’abord. C’est grâce au succès de Rocky (autre grand nom cinématographique des années 80) que le réalisateur Ted Kotcheff décida finalement de proposer le rôle à Stallone. Difficile d’imaginer les autres acteurs dans le rôle, n’est-ce pas ?

L’apport de Sylvester Stallone à Rambo ne tient pas qu’à sa gueule : il a participé à la réécriture de l’histoire transformant le pur psychopathe fou-furieux du roman en une victime de la société hantée par les horreurs de la guerre dont la réinsertion est dramatiquement impossible dans ce pays dont il a porté les couleurs au front.

Il a ainsi apporté un supplément d’âme nécessaire pour permettre au personnage de s’accorder les faveurs du public en lui évitant de massacrer tous les flics qui le traque (ce qu’il fait dans le roman) et ainsi apporter un peu plus d’intelligence et de critique dans le propos que ce qui sera proposé dans les suites du film : « C’était pas ma guerre ! C’est vous qui m’avez appelé, pas moi ! ». Les instances gouvernementales comme les opposants à la guerre en prennent pour leur grade dans Rambo, alors que bizarrement les deux opus suivants seront bien plus patriotiques…

Brian Dennehy (Cocoon, Tag, The Blacklist…) décédé la 15 avril 2020, interprète le rôle du shérif Will Teasle et Richard Crenna celui du Colonel Trautman. Ces deux acteurs offrent une partition totalement raccord dans le cadre du film : l’un en tant qu’antagoniste et l’autre en tant que mentor. Le premier est habité par sa traque tel un chasseur s’acharnant sur sa proie, tandis que l’autre oscille entre la raison teintée de honte et une certaine fierté paternaliste : « Je ne suis pas venu sauver Rambo de la police, je suis venu vous sauver de Rambo ».

Pour l’anecdote, on remarquera dans le commissariat dans l’un de ses premiers rôles au cinéma un très jeune David Caruso (doublé alors en VF par… Lambert Wilson, nouveau fil rouge du podcast après sa mention dans l’épisode sur Le Gendarme de St Tropez !) qui était alors sur le petit écran dans la série Hill Street Blues. Vous ne voyez pas qui est Caruso ? Et si je vous dis Horatio Caine dans les 232 épisodes de Les Experts : Miami, vous voyez mieux ? Sinon, retirez vos lunettes de soleil…

On a souvent associé Sylvester Stallone à la brute épaisse virile et un peu débile, une image véhiculée par les diverses parodies ou des films des années 80-90 qui se sont un peu perdus dans le cinéma d’action à la petite semaine. Néanmoins que ce soit dans Rocky ou dans Rambo, l’acteur a su écrire et incarner des personnages bruts et blessés par la vie avec une intelligence certaine en mon sens. Dans Rambo, la violence n’est au final pas aussi gratuite qu’on aurait pu l’imaginer et l’action a ses raisons. On fait rarement des suites sans un succès initial et même si les suites gâchent parfois le matériel d’origine et faussent son image, ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas se pencher sur Rambo, sa critique de la guerre et son personnage iconique…

En parlant des suites, il y en a désormais 4 : Rambo 2 La Mission en 1985, Rambo 3 en 1988, John Rambo en 2008 et enfin Rambo : Last Blood en septembre 2019, tous tournants autour des 1h30-1h40 de durée. Ca nous change des films d’action ou des blockbusters récents qui sont revenus à des durées de 2h20 à 3h (wink wink Spiderman et Batman). Le seul acteur qui aura participé à l’ensemble de la saga sera évidemment Sylvester Stallone en tant que John Rambo mais l’interprète du Colonel Trautman sera également apparu dans les 3 films des années 80.

Après un premier film critiquant les conséquences psychologiques de la guerre, le second fait un gros demi-tour intellectuel en renvoyant Rambo sur les champs de bataille au Viet Nam, tandis que le 3e opus fait repartir John Rambo depuis sa retraite thaïlandaise pour aller combattre des Russes en Afghanistan pour les beaux yeux de Trautman une fois encore…  Rien de bien folichon au programme : de l’actioner, un message initial totalement remis en question et une réalisation pas vraiment mémorable…

En 2008, Sylvester Stallone se lance dans la réalisation d’un 4e film Rambo intitulé sobrement John Rambo, où notre rescapé du Viet-Nam va se retrouver à lutter contre l’armée birmane en quittant la Thaïlande pour la Birmanie convaincu par une jeune femme. Egalement co-scénariste, le “commandant Sylvestre” ne réussit pas à obtenir de meilleurs résultats que sur les deux suites précédentes, tant du point de vue succès public que critique. Le film est honnête avec beaucoup de brutalité et un peu d’émotion mais plutôt portée par la nostalgie.

Enfin, en 2019, dernier tour de piste en date pour Rambo. Le personnage est désormais rentré aux Etats-Unis dans son ranch natal et il va faire face cette fois… à un cartel de drogue Mexicain ! Au bingo des ennemis des USA, la saga Rambo les aura tous alignés !

« Vous allez vous aimer les uns les autres bordel de merde? »

 

Greg The Beer Lantern
Marseillais amateur de bières, je vais vous faire découvrir cette boisson à travers son histoire, des dossiers, de l'actu et enfin des tests de bières diverses et variées! https://thebeerlantern.com
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